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Les TMS des soignants : les impacts et actions préventives

Gênes quotidiennes, maladresses, perte de force et douleurs vous sont familières ? Les troubles musculo-squelettiques font partie de votre quotidien ou de celui de votre équipe ? Sachez que les TMS sont la première cause d’arrêt de travail et d’inaptitude chez le personnel soignant. Mais quel est le réel impact de ces troubles ? Pour bien traiter le sujet, nous vous proposons un bilan informatif et préventif à destination des soignants.


Qu’est-ce que les TMS ? Définition

Quelques généralités pour comprendre les troubles musculo-squelettiques

Les TMS (troubles musculo-squelettiques) sont liés à une combinaison de facteurs biomécaniques, mais aussi environnementaux, organisationnels et psychosociaux.

Jour après jour, geste répété après geste répété, les articulations sont mises à mal. En effet, une sursollicitation au-delà d’une certaine amplitude articulaire ou d’un seul contingent de fibres musculaires peut mener à une saturation.

Les troubles musculo-squelettiques s’accompagnent ensuite de perturbations des processus de régulation. L’interaction des mécanismes intramusculaires et des mécanismes impliquant le système nerveux font perdurer les symptômes au-delà de la seule exposition aux facteurs de risques.

La douleur devient l’expression de ce mécanisme, alors même qu’aucune lésion médicale n’est constatée. Nous sommes face à un trouble fonctionnel. Les TMS sont ainsi définis par les ostéopathes comme une « dysfonction ostéopathique » ou encore une « restriction de mobilité ».

En anatomie fonctionnelle, les amplitudes articulaires de confort sont mentionnées dans les normes ISO 11226, NF EN 1005-4 et ISO 11228-3. Pour la prévention des TMS, ces normes conseillent :

  • Une tête droite et un dos droit

  • Un coude à 90°

  • Une main et un avant-bras alignés

  • Une main en pronation, à l’exemple de la saisie d’un verre, à 30° par rapport à la verticale

En détail : les tissus et les pathologies

Voyons les raisons du TMS, leur généralisation sur les tissus et la pathologie qui lui est associée :

  • Les muscles : des mouvements répétés avec force peuvent conduire à la myalgie.

  • Les tendons : des frottements et des compressions amènent fréquemment la tendinopathie.

  • Les nerfs : leur compression entraîne différents syndromes comme celui du canal carpien ou de la loge de Guyon au niveau du poignet, et du tunnel cubital au niveau du coude. 

  • Les articulations : suite à une sollicitation inhabituelle ou excessive, bursites ou hygromas sont fréquents. Cette irritation crée des épanchements de liquide synovial des bourses séreuses périarticulaires au niveau du coude.

  • Les atteintes vasculaires : elles sont la conséquence d’une exposition récurrente au froid ou aux vibrations. La compression de gros vaisseaux fait apparaître un défilé cervico-thoracique alors que la fermeture temporaire des petits vaisseaux périphériques se traduit par le syndrome de Raynaud ou celui des doigts blancs.


TMS et soignants : un secteur fortement touché

Pourquoi les risques sont-ils plus importants chez le personnel soignant ?

Les données issues du dispositif de surveillance des TMS et lombalgies du réseau INvS (Institut National de Veille Sanitaire) des Pays de la Loire sont parlantes. Les risques de lombalgies sont considérablement plus élevés dans la population de soignants.

Pourquoi ? Pour des raisons évidentes : 

  • Une station debout prolongée.

  • Des positions incorrectes à répétition lors de la réalisation de soins (prélèvements, poses de voies veineuses…).

  • La manipulation des patients (lever, déplacer, transférer, soulever et repositionner).

Les infirmières sont particulièrement touchées par les maux de dos et l’arthrite, bien plus que l’ensemble des femmes actives. En chiffres, 25 % des infirmières souffrent de douleurs dorsales et plus de 37 % ressentent une douleur invalidante. Enfin, plus d’une infirmière sur 10 dit ressentir des douleurs intenses ou intolérables.

Quelles sont les zones les plus touchées ?

La répartition des TMS chez les soignants : 

  • Épaules : 12,1 %

  • Cou : 8 %

  • Membres supérieurs : 6,9 %

  • Membres inférieurs : 1,7 %

Les efforts dits excessifs sont associés pour 68,1 % à des événements, suivis des mouvements du soignant à 30,6 % pour s’étirer, se pencher et se tourner.

Graphique – Évolution des TMS de 2007 à 2017 dans le milieu hospitalier

Quels sont les principaux troubles musculo-squelettiques chez les soignants ?

Les TMS observés au niveau du membre supérieur :

  • Épaule  : tendinopathie de la coiffe des rotateurs.

  • Coude  : épicondylite latérale, épicondylite médiale (ou épitrochléite), hygroma, syndrome du tunnel cubital ou ulnaire.

  • Poignet et main : syndrome du canal carpien ou de la loge de Guyon, tendinites des fléchisseurs et des extenseurs de la main et des doigts, maladie de De Quervain (pouce).

  • Doigts  : syndrome de Raynaud.

  • Affections musculaires et discales : lombalgies, syndrome tensionnel de la nuque

Les TMS observés au niveau du membre inférieur suite à la posture debout et au piétinement : 

  • Tendon d’Achille : tendinopathies achilléennes qui sont les conséquences des flexions et des extensions répétées de la cheville.

Zoom sur les aides-soignants, premières victimes des lombalgies

Selon une étude menée au sein d’un service spécialisé en médecine physique et réadaptation, 62 % des aides-soignants déclarent souffrir de troubles ostéo-articulaires au niveau du membre supérieur. Plus important encore, 83 % des salariés interrogés évoquent des douleurs au niveau du rachis dorsolombaire.

Zoom sur le personnel soignant des urgences

Selon une étude menée auprès de 12 médecins et 8 infirmiers travaillant aux urgences, 100 % font état de douleurs rachidiennes dont 40 % au niveau de l’épaule et du coude et 80 % au niveau des poignets. La raison ? Des mouvements de manutention, des gestes répétitifs et rapides et un travail contraignant. Les facteurs psychosociaux sont aussi fortement impactants avec 80 % des sondés insatisfaits de leurs conditions de travail.

Zoom sur les équipes soignantes des EHPAD

En moyenne, 17 % des salariés ont été diagnostiqués comme souffrant de TMS. Mais dans une étude centrée sur les seuls personnels des Ehpad, ces troubles concernent plus du quart de la population. Les accidents du travail sont même trois fois plus nombreux pour les activités menées auprès des personnes âgées. Plus de 660 000 jours de travail par année sont perdus, conséquence des arrêts de travail liés au TMS.

Deux chiffres à retenir 

  • 95 % des maladies professionnelles reconnues dans le secteur de l’aide et des soins à la personne sont liées à des TMS.

  • 160 millions d’euros : c’est le coût annuel des TMS pour ce secteur (source Ameli).


Ce que dit la réglementation et le code du travail

Des actions préventives, informatives et des formations

Comme détaillé dans les articles L 4121-1 à -5 du code du travail, certaines mesures doivent être prises par les employeurs pour protéger la santé physique et mentale des salariés. Ces derniers doivent notamment bénéficier d’actions préventives et de formations liées aux risques professionnels. Une organisation spécifique et des moyens adaptés doivent être déployés dans les services et les employeurs ont une obligation de résultats.

Il y a trois types de prévention à appliquer : 

  • La prévention primaire : éviter.

  • La prévention secondaire : la détection précoce.

  • La prévention tertiaire : modifier les situations de travail avec des mesures ergonomiques.

Une pause obligatoire pour les salariés

L’article L3121-33 du code du travail nous permet d’aller plus loin : après six heures de travail effectuées, le salarié doit pouvoir faire une pause d'une durée minimale de vingt minutes. Et comme le précise l’article 53-7 de la Convention collective de la FHP : du côté des hôpitaux privés, le mobilier nécessaire à la pause doit être fourni, comme un relax ergonomique.

Un nouveau programme de santé et de sécurité au travail

En 2022, l'Organisation Internationale du Travail (OIT) et l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) ont publié des nouveaux programmes de santé et de sécurité au travail pour les agents soignants : sans surprise, les TMS et notamment leur prévention et leur prise en charge, sont très présents dans cette nouvelle édition.


Comment éviter les TMS : les actions préventives

Connaître les facteurs de risque de TMS

En ayant conscience et connaissance des facteurs de risque, il est possible d’éloigner les troubles musculo-squelettiques. Parmi les principaux facteurs biomécaniques, on retrouve :

  • La force utilisée.

  • L’intensité couplée à la position articulaire : la posture est-elle hors de la zone de confort ? (voir norme NF EN 1005-4).

  • La préhension.

  • Les caractéristiques de l’objet soulevé.

  • Les mouvements répétés.

Ces facteurs biomécaniques peuvent être majorés par des facteurs environnementaux (contact avec des objets extérieurs, vibrations, chocs, éclairage, froid…), des facteurs organisationnels (rythme soutenu, travail de nuit, manque de relations interpersonnelles…), et des facteur psychosociaux (stress, manque de reconnaissance, insécurité de l’emploi…).

Prévenir plutôt que guérir

La prévention des TMS passe par des échauffements du corps avant l’activité, du renforcement musculaire et de la récupération via des étirements ou du repos.

Votre expérience vous l’a prouvé, travailler en unité de soins relève de nombreuses contraintes psychologiques, organisationnelles et musculo-squelettiques. Pour améliorer le quotidien des équipes soignantes, il existe différents leviers d’action :

  • Une meilleure communication et organisation des tâches.

  • Une amélioration des relations au sein de l’équipe soignante et médicale.

  • Plus concrètement encore, l’intégration de fauteuils ergonomiques dans le mobilier de pause.

Pour les deux premiers points, nous nous rangeons derrière votre expertise. Pour le dernier, nous pouvons vous aider, à notre niveau. Car nous avons bien compris que les troubles musculo-squelettiques chez les soignants sont une vraie problématique de santé aux conséquences sérieuses pour le bon fonctionnement des unités de soin, nous avons créé la gamme professionnelle Relax LAFUMA MOBILIER.